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ZincSimulateur

Exemple chiffré

Business plan d'un bar : un exemple complet, ligne par ligne

Un bar à cocktails de 85 m² à Bordeaux, en création, 38 places assises et 19 en terrasse, ouvert 6 jours sur 7. Tous les chiffres ci-dessous sortent du simulateur Zinc, avec ses hypothèses par défaut : remplacez-les par les vôtres.

Le résultat en quatre chiffres. Investissement de 212 122 €, prêt bancaire de 152 122 € (2 122 € par mois), chiffre d'affaires de 297 368 € HT la deuxième année, point mort à 56 clients par jour pour 58 prévus. Avis de solidité : 68/100.

1. Le plan d'investissement

Le besoin réel dépasse toujours le prix du local : frais d'acte, imprévus de chantier, dépôt de garantie et trésorerie de départ représentent souvent le quart du total.

BesoinMontant
Droit au bail / pas-de-porte30 000 €
Rachat d'une licence IV22 000 €
Droits d'enregistrement et frais d'acte2 170 €
Travaux et agencement55 000 €
Imprévus de chantier (10 % des travaux)5 500 €
Matériel de bar (tireuse, froid, lave-verres, caisse…)28 000 €
Mobilier intérieur et terrasse7 790 €
Création de la société, permis d'exploitation, honoraires3 850 €
Dépôt de garantie (3 mois de loyer)6 150 €
Stock de départ6 660 €
Enseigne et communication de lancement3 500 €
Trésorerie de démarrage (3 mois de charges fixes)41 502 €
Total212 122 €

2. Le plan de financement

RessourceMontantPart
Apport personnel45 000 €21 %
Prêt d'honneur (apport du porteur)15 000 €7 %
Prêt bancaire (4,6 % sur 7 ans)152 122 €72 %

Les fonds propres (apport et prêt d'honneur) couvrent 28 % du besoin. Les banques demandent en général 25 à 30 % pour un débit de boissons ; le prêt d'honneur, à taux zéro et personnel, est le levier le plus simple pour y arriver. Plus de détails dans le guide ouvrir un bar sans apport.

3. Le compte de résultat sur trois ans

Année 1Année 2Année 3
Année 1Année 2Année 3
Chiffre d'affaires HT247 571 €297 368 €309 263 €
Achats consommés-54 466 €-65 421 €-68 038 €
Loyer et charges-26 568 €-26 568 €-26 568 €
Salaires chargés-94 770 €-96 665 €-98 599 €
Rémunération du dirigeant-26 100 €-26 100 €-26 100 €
Autres charges-36 395 €-39 980 €-40 837 €
Excédent brut d'exploitation9 272 €42 633 €49 121 €
Amortissements et intérêts-21 281 €-20 395 €-19 468 €
Impôt sur les sociétés-0 €-3 336 €-4 448 €
Résultat net-12 009 €18 902 €25 205 €

La première année est plombée par la montée en charge : 55 % du rythme normal le premier mois, 98 % au sixième. C'est normal, et c'est justement ce qu'une banque veut voir écrit. L'excédent brut de la deuxième année atteint 14 % du chiffre d'affaires, dans la fourchette habituelle d'un bar (10 à 20 %).

4. La trésorerie des douze premiers mois

avr. 27mars 28

Le compte ne descend pas sous 25 315 € grâce aux trois mois de charges fixes mis de côté au départ (41 502 €). Sans cette réserve, la plupart des bars sont à découvert au troisième mois.

5. Le seuil de rentabilité

Il faut 263 282 € de chiffre d'affaires HT par an pour couvrir toutes les charges, soit 56 clients par jour à 19 € de ticket moyen. La marge de sécurité est de 11 % : c'est la baisse de fréquentation que le bar peut encaisser avant de perdre de l'argent.

  • Loyer : 9 % du chiffre d'affaires (repère : moins de 10 à 12 %).
  • Masse salariale : 41 % (repère : 30 à 35 %).
  • Coût matière : 22 % pour un bar à cocktails.
  • Capacité de remboursement : la CAF couvre 1,7 fois les échéances de la deuxième année.

6. Les hypothèses à écrire noir sur blanc

  • TVA : 20 % sur les boissons alcoolisées, 10 % sur les boissons sans alcool et la nourriture consommées sur place.
  • Montée en charge : 55 % du chiffre d'affaires normal le premier mois, 70 % le deuxième, puis 80, 88, 94 et 98 %.
  • Saisonnalité d'un bar français : creux en janvier-février (-20 %), pic en juillet (+14 %) et en décembre (+16 %), accentué par la terrasse.
  • Croissance : +8 % la deuxième année (clientèle installée), +4 % la troisième.
  • Salaires : brut × 1,35 pour le coût employeur (charges patronales après allègements généraux, ordre de grandeur pour des salaires proches du SMIC).
  • Dirigeant : net × 1,45 (cotisations d'un gérant majoritaire de SARL ; un président de SAS coûte davantage).
  • Charges variables : entretien 1,5 %, communication 1,5 %, frais d'encaissement 1,2 %, consommables 1 %, casse, pertes et offerts 2 % du chiffre d'affaires HT.
  • Amortissements : travaux sur 10 ans, matériel, mobilier et frais d'établissement sur 5 ans. Le fonds et la licence ne s'amortissent pas.
  • Impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà.
  • Le prêt d'honneur est accordé au porteur de projet : il entre dans l'apport de la société et son remboursement est personnel.

Le même dossier, avec vos chiffres

Réglez votre projet dans le simulateur : le business plan se met à jour à chaque réglage, prêt à imprimer pour la banque.

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Questions fréquentes

Que doit contenir le business plan d'un bar ?

Une présentation du projet et du porteur, l'étude de l'emplacement et de la concurrence, la licence et les autorisations, le plan d'investissement et de financement, le compte de résultat prévisionnel sur trois ans, le plan de trésorerie mensuel de la première année, le seuil de rentabilité et les hypothèses de calcul.

Quel chiffre d'affaires prévoir pour un bar ?

Il se construit à partir de la fréquentation : clients par jour × ticket moyen × jours d'ouverture, avec une montée en charge les premiers mois et la saisonnalité. Un banquier refait toujours ce calcul : partez de relevés réels devant le local et chez les concurrents.

Quelle rentabilité pour un bar ?

Un bar bien géré dégage en général un excédent brut d'exploitation de 10 à 20 % de son chiffre d'affaires. Au-dessous de 10 %, le remboursement du prêt et la rémunération du dirigeant deviennent difficiles.

Faut-il un expert-comptable pour le prévisionnel ?

Ce n'est pas obligatoire, mais la banque l'apprécie. Un prévisionnel déjà construit et argumenté réduit le temps (et les honoraires) de l'expert-comptable, qui n'a plus qu'à le valider.